samedi 29 septembre 2007

L'homoparentalité

Bonjour à tous!

Le thème de l'homoparentalité était vraiment intéressant! Nous avons eu la visite d'un des fondateurs du groupe "Papa-Daddy" et une des membres de l'Association des Mères Lesbiennes (AML). En première partie, ils ont pu exposer quelle est la réalité, notamment au niveau juridique, des couples homosexuels qui veulent avoir un enfant. Nous avons pu apprendre que nous sommes chanceux au Québec parce que les parents gais ont exactement les mêmes privilèges que les hétérosexuels. Ailleurs au Canada, les démarches sont plus longues parce qu'il n'y a qu'un des parents qui est reconnu légalement et le (la) conjoint(e) doit adopter l'enfant par la suite.
Les participants ont posé toutes sortes de questions pour en savoir plus, surtout au sujet de l'homophobie dont les enfants peuvent être victimes de la part de leurs pairs. Selon leur expérience, les institutions scolaires sont des milieux très traditionnels. D'ailleurs, le personnel dans les écoles et garderie ne sont pas fermés à la réalité des familles homoparentales, mais ils ne savent tout simplement pas quoi faire avec; ils ignorent comment aborder la sexualité et surtout les questions se rapportant à l'homosexualité, que se soit des interrogations de la part des enfants ou de leurs parents.
Ensuite, après la pause, les invités nous ayant laissés, nous avons poursuivis la discussion entre nous. Malgré leur jeune âge, la plupart des participants ont affirmé vouloir des enfants. La grande majorité ne savait pas de quelle manière, mais cela fait partie de leurs plans d'avenir. C'est une preuve que les temps changent: tel que l'a affirmé le membre de "Papa-Daddy", il n'y a pas si longtemps, il était impensable que les couples gais connaissent les joies de la parentalité. Les choses et les lois changent...mais les mentalités sont malheureusement plus lentes avant d'évoluer.
Personnellement, je ne sais pas si je veux des enfants. Une chose est sûre: ce ne sera pas moi qui tomberai enceinte! Sans blague, je ne sais pas si je veux des enfants parce que je n'ai pas encore connu la stabilité dans mes relations amoureuses. Alors, je ne sais pas, peut-être que lorsque je trouverai la femme de ma vie je serai tenté de perpétuer ma race et d'agrandir ma famille!
Par contre, ce dont je suis sûre, c'est que je suis déçue de constater l'opinion publique par rapport à cette réalité des familles homoparentales. Nous pouvons nous compter chanceux de vivre au Québec puisque c'est un coin de pays assez ouvert d'esprit et tolérant face à la différence. Tout de même, la grande majorité des gens sont contre ce type de famille, pour toutes sortes de raisons, plus ou moins valables à mon avis. C'est encore et toujours cette sacro-sainte peur de la différence qui fait que les gens sont méfiants, hésitants ou tout simplement refusent de reconnaître que les études effectuées auprès des enfants élevés par un ou deux parents gais n'est pas plus ou moins dommageable pour le développement de l'enfant que s'il avait grandi au sein d'une famille traditionnelle.
Peu importe, ce n'est pas cela qui empêchera les familles homoparentales de se multiplier et ainsi, peut-être que les préjugés disparaîtront tranquillement et les moeurs s'adouciront...Suis-je trop optimiste ou carrément irréaliste? Seul l'avenir me le dira!
En attendant, qu'en pensez-vous?
Vendredi le 7 octobre, ce sera la fête à Jeunesse Lambda parce que ce sera la soirée des Lambda d'Or!! C'est un gala qui souligne l'implication des membres à l'organisme d'une façon amusante, ficelé autour d'un thème mystère. Curieux? Venez apaiser votre soif de savoir en assistant "live" à de la folie et du plaisir à l'état pur!!
En espérant que vous soyez des nôtres!
Shanie

Le coming out

Salut tout le monde!!


J'ai eu quelques difficultés techniques alors mon message est en retard...Désolé! Ah! moi et la technologie!!!


La semaine dernière, nous avons discuté sur le thème du coming out. Il y a eu un grand taux de participation et un tas de nouveaux se sont présentés. Il semble que ce thème attire les curieux!


Certains avaient fait leur coming out auprès d'une ou de plusieurs personnes, d'autres non. Ce qui est ressorti de la discussion est que la situation de tous est différente et que ce n'est pas toujours facile d'annoncer son homosexualité à son entourage et de vivre avec les conséquences.


Selon certaines théories, il est essentiel pour le développement psychologique des LGB (lesbiennes, gais, bisexuels) de se dévoiler à leurs proches, tandis que d'autres sont plus nuancés à ce sujet. Pour ma part, je suis de l'avis qu'il ne faut pas forcer les choses. Si l'on ressent l'envie de le partager et que c'est important pour nous que les autres soient au courant de notre orientation sexuelle; eh bien tant mieux. Par contre, certains milieux et mentalités ne sont pas ouverts à la réalité homosexuelle et lorsque l'on en fait partie, il est possible que le coming out soit plus dommageable que bénéfique.

C'est une décision très personnelle et l'important c'est que l'on soit confortable avec la manière dont on vit notre homosexualité.


Personnellement, j'ai fait mon coming out il y a un peu plus de 2 ans et dans l'ensemble, ça s'est bien passé. J'ai la chance d'être entourée de gens ouverts qui ont mon bien-être à coeur, peu importe la façon dont je choisis de le vivre. Certaines personnes s'en doutaient, d'autres le savaient, mais j'en ai surpris plusieurs. J'ai trouvé cette expérience très stressante, mais tellement libératrice à la fois! Enfin j'ai pu me présenter à moi-même et aux autres tel que je suis vraiment.

J'ai vécu ma première année de coming out de cette façon, envahie d'une grande fierté d'être lesbienne. Inévitablement, on n'a jamais fini de se "outer": à chaque nouvelle personne au travail, à l'école, les gens que l'on rencontre...Et à travers tous ces dévoilements, j'ai vu toutes sortes de réactions: du classique "tsé ça me dérange pas, c'est ta vie", à "quel gaspillage", en passant par "est-ce que c'est une joke?". Je ne sais jamais vraiment à quoi m'attendre parce que je n'attends pas nécessairement de bien connaître les gens; si le sujet tombe dans la conversation (exemple: est-ce que t'as un chum?), je réponds tout simplement que non parce que je suis gaie.Tel que l'on souligné quelques participants de la discussion, le meilleur coming out est celui qui se glisse subtilement dans la conversation.


Lors de la rencontre du 28 septembre, nous allons aborder la question de l'homoparentalité. Qu'en pensez-vous? En tant que personne gaie, lesbienne ou bisexuelle, voulez-vous avoir des enfants? Connaissez-vous une ou des familles homoparentales?

Venez partager votre point de vue avec d'autres jeunes!


Nous vous attendons en grand nombre!


Shanie